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Publié le mercredi 1er décembre 1999 dans la rubrique :

Mon press-book

Théâtre

Travelling Granouillet

Théâtre sans frontières

Lorsque j’ai créé Culture Loire, j’avais envie de faire évoluer, peu à peu, ce magazine culturel vers un contenu plus large, qui rendrait compte de l’actualité sociale. C’était le parcours qu’avait suivi Lyon Capitale, notre "modèle". Nous n’avons pas eu le temps de réaliser cette ambition, mais dès les premiers numéros, nous cherchions à mettre en exergue les actions culturelles liées à l’actualité, par-delà les frontières.

To travel : voyager. C’est ce que fait Gilles Granouillet, parti pour trois mois à Istambul. Le metteur en scène, directeur de la troupe Travelling théâtre (ben oui, c’est là que je voulais en venir) ne reviendra en France que pour la création de sa dernière pièce, avant de repartir en Turquie.

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Le comédien s’en va au pays de Soliman le magnifique...

Le comédien s’en va au pays de Soliman le magnifique... Auteur, Gilles Granouillet vient de terminer les textes de deux pièces qui seront créées l’une à Paris, en mars, l’autre à Lyon, en mai. La première, Nuit d’automne à Paris, mise en scène par Guy Ritore, évoque la nuit du 17 octobre 1961, et ses massacres d’Algériens. La seconde, Vaudou, sera créée par Gilles Chavassieu.

Mais en attendant ces deux dates, le metteur en scène s’envole, à l’invitation de l’AFAA (Association française d’action artistique), pour Istambul. “Mon projet est de nouer des contacts avec le milieu artistique turc, toutes disciplines confondues, dans le but de créer des échanges avec les artistes et le public français, et particulièrement ceux de Saint-Étienne”. Ainsi, le comédien voyageur espère qu’une création de la Comédie de Saint-Étienne pourra venir jouer à Istambul, dans le cadre de son festival de théâtre. Réciproquement, il a “envie d’organiser une exposition à Saint-Étienne, ou un spectacle de danse turque, pourquoi pas ?”.

La ville, ou les ruines ?

Ces échanges ne pourront cependant être réalisés que lorsque Gilles Granouillet aura accompli la mission qui l’envoie en Turquie : “L’AFAA m’a accordé une résidence de quatre mois, pour élaborer un projet d’écriture théâtrale autour du thème de la ville.” Un thème dont l’actualité rend le contenu épineux. Dans son contenu, et dans sa réalisation. En effet, quelques semaines avant son départ, Gilles Granouillet ne savait toujours pas comment allait se dérouler son séjour dans la capitale turque : “Istambul souffre encore des conséquences du tremblement de terre de cet été. Tout est désorganisé, et la situation, pour ce qui me concerne, est encore assez floue...”

Mais l’artiste ne s’inquiète pas outre mesure. Amoureux de la Turquie, qu’il a déjà visitée à plusieurs reprises, il compte sur sa connaissance du pays, et sur la chaleur de ses habitants, pour aplanir les éventuelles difficultés pratiques. “Les Turcs sont des gens adorables, qui se montrent très généreux dans les relations humaines. Quand je vois de quelle façon ils sont reçus en France, j’ai honte”.

Historiquement, la Turquie est un pays qui possède une richesse culturelle exceptionnelle. Point de passage obligé entre l’Orient et l’Occident, elle a longtemps fasciné les artistes européens. Gilles Granouillet saura, sans aucun doute, ramener dans la Loire un peu de l’âme de ce pays pas si lointain, qu’une histoire politique chaotique n’a pas su détruire.


Le Cercle de craie caucasien

Théâtre entre l’eau et les étoiles

Avec Le Cercle de craie caucasien, Travelling théâtre avait expérimenté cet été dans la Loire une forme de théâtre inhabituelle : des représentations en plein air, sur la presqu’île du Châtelet à Saint-Victor. Au plus chaud de juillet, Gilles Granouillet se proposait de créer “une nouvelle offre culturelle, à une période où toutes les grandes structures sont fermées, alors que le public est beaucoup plus disponible”. Une contre-saison, qui a connu un réel engouement. Du coup, la compagnie va désormais concentrer ses efforts vers une création annuelle, qui sera donnée à fleur d’eau, transformant la retenue du barrage de Grangent en salle de spectacle sous les étoiles.

Le Cercle de craie a été redonné, en salle, dans le cadre de la saison indépendante de Saint-Étienne, début novembre. Mais c’est déjà vers d’autres horizons que se tourne Gilles Granouillet, à la tête d’une compagnie qui a su, depuis dix ans, conquérir un public fidèle.

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Image extraite de l'article "Rêves d'hiver"