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Publié le mercredi 29 décembre 1999 dans la rubrique :

Mon press-book

Toute la musique

Tant qu’a duré ma carrière à Saint-Étienne, j’ai traîné derrière moi une réputation d’"élitiste". Parce que je couvrais les concerts de musique classique. J’aurais bien aimé, moi, aller voir les stars de la télé, au Palais des spectacles. Mais mes collègues, en l’occurence, étaient surtout de féroces concurrents. Pour savoir quand même un tout petit peu ce qui se passait dans l’actualité musicale, une seule solution : la télé.

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J’ai cru qu’il y aurait une fausse note dans l’émission de Capital... Mais non. Aucun canard en vue. Celui-ci, c’est la mascotte de Culture Loire, si vite devenu populaire parmi les lecteurs qu’il fut intégré au logo du journal.

L’autre soir, j’étais à l’heure devant ma télé. Fait rarissime. Parce que je regarde peu cet écran (celui de mon ordinateur m’accapare suffisamment), et parce que j’ai généralement l’habitude d’être en retard. Mais ce soir là, j’avais fait un effort pour Capital. Emmanuel Chain avait promis de tout m’apprendre sur la musique : comment qu’elle se fait, où qu’on l’enregistre et c’est kiki l’écoute.

Moi qui sais désormais lire ma clé de Fa (oui, parfaitement, faut pas prendre l’air étonné comme ça), je me suis dit : “C’est pour moi, et après j’en causerai à mes lecteurs, ils croiront que je m’y connais.”

Seulement, j’avais oublié l’essentiel : on était sur M6, et sur cette chaîne, le mot “musique” n’a pas le même sens que pour moi. Alors que Manu Chain m’avait promis de me parler de “toute la musique”, j’ai failli croire qu’il avait oublié la mienne. Enfin, j’ai appris que les p’tits gars de Sarcelles, devenus des stars grâce à leurs talents de rappeurs, étaient des as pour les affaires. J’ai tout compris pourquoi ils portent des Nike et des blousons Adidas. Et j’ai découvert que la “grande” musique, celle où il y a plein de violons derrière le chanteur à minettes, coûte bougrement plus cher “à commercialiser et à amortir” que celle qui fait un malheur sur les radios dites “jeunes”. Tout cela, je l’ai suivi avec la plus grande attention, j’ai même fait une cassette pour mes révisions de fin d’année. J’ai été épatée, presque fière pour eux, par la volonté et la “pêche” des banlieusards, que personne n’écoutait, et qui ont réussi à imposer un style qui leur est propre, partagé désormais par toute une génération.

Et ce qui m’a fait chaud au cœur, c’est que, lorsqu’on suivait le jeune chanteur qui venait de monter sa boutique de fringues, Manu a enfin pensé à moi, en posant sous les baskets du nouveau business man quelques notes de musique baroque... Ben oui, alors, il y avait vraiment “toute la musique” sur M6.

Et maintenant que vous savez tout sur ce que je fais le soir quand je ne déchiffre pas ma clé de Fa, évitez de manger du canard. Choisissez plutôt la dinde, c’est de saison. À l’année prochaine !

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Image extraite de l'article "CNRS : au cœur de la science"