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Publié le dimanche 27 juillet 2003 dans la rubrique :

Le p’tit journal du Cantal

Quoi de neuf ?

Allez, on s’y colle, il faut écrire quelque chose, donc écrivons. Quoi de neuf ?

Rien.

Sécheresse, c’est fait. Désertification rurale et conséquences, c’est fait aussi. Téléphonie mobile, train de nuit, internet haut débit, je suis à jour. Faits divers, y’a pas. Événements particuliers chez mes voisins, RAS. Faits nouveaux dans ma vie trépidante : RAS également. Bon, nous voilà beaux. J’aimerais bien savoir ce que mes collègues cantaliens trouvent à dire, tiens.

Commençons par le meilleur journal du département, à savoir L’Union agricole et rurale. Ça tombe bien, j’ai reçu hier l’édition du samedi. A la Une, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, était mardi dans le Cantal, et a constaté que la sécheresse qui sévit ici est une véritable catastrophe. Tiens, j’apprends que le Conseil général a voté une aide à l’affouragement, et que le ministre de l’Agriculture a annoncé le déblocage d’une aide au transport de fourrages. Voici d’excellentes nouvelles, mais qui n’intéressent que les éleveurs du Cantal, et qui ne peuvent pas donner lieu à un papier principal dans mon P’tit Journal international et qui est censé rester ludique.

Le pays d’Aurillac a édité un nouveau guide d’accueil pour les touristes, comme chaque année, et tout le monde s’en fout. Pour les amoureux de tourisme authentique, visite guidée d’une exploitation qui pratique l’accueil à la ferme. Bon. Avec les producteurs de lait qui quittent le Crielal (instance qui fixe le prix du lait), il y a quand même des choses qui se passent, mine de rien. Mais pas de grain à moudre pour mon cyber-p’tit journal.

Passons à la concurrence, et examinons La Montagne. A la Une du quotidien départemental, deux infos cantaliennes : jeu de pistes pour les enfants au musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour, et activités nautiques pour tous au club de voile de Mallet à Faverolles. Diable. Il faut ouvrir le journal pour découvrir que le festival de théâtre de rue d’Aurillac, pour la première fois, est officiellement "menacé" par les intermittents du spectacle qui entendent bien mener des actions fortes dans le Cantal. Certes, d’ici un mois, les choses peuvent changer, évoluer : rien n’est encore sûr. Mais quand même.

Et sinon, quoi de neuf ? Le Tour de France s’achève aujourd’hui, mais vous n’avez pas besoin de moi pour le savoir. Jacques Chirac a été bousculé par des indépendantistes canaques, des Français qui en ont probablement ras-le-bol du chômage et de la misère. C’est curieux, mais malgré la détresse dans laquelle se trouve la majorité de la population des Dom-Tom, personne là-bas n’a l’idée de demander la création de "zones franches coloniales" (cf. Le P’tit journal du samedi 26 juillet). Bush continue à jouer au grand redresseur de torts sur l’axe du Mal.

Mouais. Pour parler du festival d’Aurillac, je vais attendre d’en savoir un peu plus. Pour parler du reste, je ne vois pas trop comment trouver un ancrage local. Mais je promets d’y travailler.

Donc, tout ce que je peux vous annoncer, c’est que dans le Cantal, tout va bien, sauf bien sûr pour les agriculteurs (que les méchants au fond qui disent que les paysans ne sont jamais contents se taisent !). Eux, c’est sûr, ils en bavent. Enfin, surtout leurs animaux. Il ne s’y passe à peu près rien, les touristes se promènent, tout roule. En bref, rien de neuf.

Je sens bien que quelques-uns se demandent comment une bonne journaliste comme moi ne trouve pas un sujet à leur offrir. Je les invite à venir dans le beau pays vert pour m’aider un peu à trouver quelque matière à un article. Quand ils auront éliminé le train de nuit, la téléphonie mobile, la sécheresse, internet, etc., ils penseront peut-être aux zones franches et à la solidarité paysanne. Ils auront déjà bien fait le tour des sujets chauds du département. Et s’ils commencent à annoncer les grandes fêtes qui se préparent ici et là, comme la Festa del Païs à Saint-Flour, les nigauds, ils vont se griller pour les prochaines éditions, et ils vont se retrouver à poil le jour J. Avouez que ce ne serait vraiment pas malin.

Mais après tout, pourquoi se torturer ? Il fait si beau, tout est tellement silencieux (hormis la cloche au cou de la vache d’Hugolin dans le pré d’à côté), on ne va quand même pas se plaindre. C’est dimanche, prenons un bon bouquin et affalons-nous dans l’herbe, ou ce qui en reste. Si ça se trouve, demain, il va se passer quelque chose.

En bref

RENCONTRE

1993 est une année faste. Ils sont partout, si nombreux qu’on ne peut pas mettre le nez dehors sans les voir. Le printemps magnifique leur a permis de multiplier et de prospérer. Les hérissons. Figurez-vous que, comme tout le monde actuellement, j’en ai une famille dans mon jardin. Et hier soir, à la nuit tombante, l’un des petits s’est aventuré sur ma terrasse, juste devant la porte de la cuisine. C’est très bête, absolument idiot et un poil nunuche. Mais avoir l’honneur de rencontrer un hérisson un soir d’été est toujours un événement si attendrissant que ça vaut bien une brève. Et tête de page.

COPIEUR !

Le député Yves Coussain (circonscription d’Aurillac) a écrit au Premier ministre pour s’insurger contre la suppression du train de nuit. Il dit, entre autres, que cette suppression "rend Paris inaccessible pour ceux et celles qui viennent pour une journée de travail, sauf à neutraliser deux demi-journées avant et après, avec le surcoût de deux nuits d’hôtel à Paris." C’est en substance ce que j’ai dit ici même il y a quelques jours. Vous croyez que le député visite mon site ?

INCINÉRATEUR : LA SUITE

Le dossier du projet d’incinérateur départemental continue d’enflammer bien des passions. Tandis que la commune de Naucelles, retenue pour l’implantation du site, intente une action en justice pour annuler cette décision, un collectif départemental pour une alternative à l’incinération s’est constitué. Il propose d’abandonner le projet d’incinérateur au profit d’autres modes de traitement des déchets, au premier rang desquels l’enfouissement. Quelle sera la commune qui acceptera d’accueillir sur son territoire une immense décharge à ciel ouvert, avec des tracto-pelles et des bulldozers ? Il est certain que cette alternative "respectueuse de la santé de l’environnement" va avoir un effet bœuf sur l’image touristique du pays des grands espaces...

L’image de la semaine

Il est pas beau mon village ?

Vous voyez, là, c’est Polminhac, une très jolie maison sur la place devant la fontaine (non, c’est pas chez moi !). En plein eacute ;té. Une place déserte, personne à l’horizon. A Vic-sur-Cère, c’est à peine mieux. Quant à Aurillac, je n’ai pas osé vous montrer, c’est déprimant. Dans un département qui mise tout sur le tourisme, n’y a-t-il pas des questions à se poser ? (Photo Dominique Bardel)

Le lien de la semaine

Cette semaine, je pense aux gourmands. Aux fondus de fromage, à ceux qui, quand ils entendent le mot "Cantal", se mettent à saliver, et imaginent une belle tomme dorée, à la peau granuleuse à souhait, au parfum enivrant... Sur le site de l’interprofession fromagère du Cantal, ces gourmets qui ne pensent pas assez à leur taux de cholestérol pourront découvrir tous les secrets des deux AOC emblématiques du département : cantal et salers. Avec les photos somptueuses de Pierre Soissons, le photographe "officiel" du département.

Allez, visitez et prenez des kilos !

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Image extraite de l'article "Balade à Verdun-sur-Garonne"