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Publié le mercredi 15 décembre 1999 dans la rubrique :

Musique

Quatre archets en folie

Le Quatuor : le rire, c’est du sérieux

Le public les adore ; ils font partie des rares à mettre d’accord mélomanes exigeants et spectateurs en quête d’un agréable moment de détente. Les musiciens du Quatuor, doués comme c’est pas permis, font aimer la musique dite "classique" au plus grand nombre, avec un brio époustouflant. Il y a des violonistes "populaires" qui feraient bien d’en prendre de la graine !

Ambiance des grands soirs à la salle Jeanne-d’Arc, le 2 décembre, même s’il restait encore quelques places vides. Entre Higelin (à Firminy) et le Quatuor, il fallait choisir. Et tous ceux qui avaient opté pour les quatre musiciens ne l’ont pas regretté.

Depuis vingt ans qu’ils tournent sur scène, ces quatre artistes n’en finissent pas de rire... de grands éclats d’archets, à cordes déployées. Le Quatuor, c’est l’anti-André Rieu, c’est la musique plaisir, sans se prendre au sérieux, avec un métier stupéfiant. Il fallait voir la tête de ce musicien, au sortir du spectacle : “C’est pas vrai, ils jouent mieux que moi !”. Et celui-là, poutant, il se débrouille...

Sautant, dansant, chantant (fort bien), courant, les artistes du Quatuor jouent aussi de la musique. Très belle. Et tout ça en même temps, en mesure, et avec le sourire. Dans les gradins, le public rit si fort que les notes se noient... Ce n’est pas grave, on n’est pas là pour écouter un oratorio, mais pour s’enivrer de chansons, de ritournelles et de partitions sacrées revisitées avec autant d’insolence que de talent.

Le spectacle “Il pleut des cordes”, créé il y a déjà deux ans, continue donc de combler de bonheur un public qui ne s’en lasse pas. Couronné d’un Molière et d’une Victoire de la musique, en 1998, (leur précédent spectacle avait raflé la Victoire 1994), ce show endiablé ne laisse pas une seconde de répit aux musiciens. Ni aux spectateurs, promenés entre "The Entertainer" et la "Ve Symphonie" de Beethoven, secoués par un rap succulent (Génial, le “Debu, debu, bubu, Debussy, Tosca, scato, scato, Tosca, nini”) ou la très belle reprise du "À Paris" de Francis Lemarque, sidérés par une vente aux enchères d’un Stradivarius sur fond de "Money" de Pink Floyd ou surpris par un "Boléro" qui arrive sans qu’on le voie venir...

Mais le Quatuor ne se raconte pas, il se regarde, il s’écoute et se dévore. Debout, le public en redemande encore, lumières allumées et portes ouvertes. Le Quatuor, ce sont des virtuoses acrobatiques (Jean-Claude Camors, Laurent Vercambre, Pierre Ganem et Laurent Cirade), des spectateurs envoûtés et seize cordes martyrisées. Vivement qu’ils reviennent...

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Image extraite de l'article "La maison du général - 26"