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Publié le vendredi 14 août 1998 dans la rubrique :

Musique

Festival

Les dix jours de La Chaise-Dieu

Mettre le couvert et ramasser les miettes

J’ai passé de fabuleux moments à la rédaction de La Tribune - Le Progrès. Parfois, en revanche, c’était extrêmement frustrant. Notamment lorsque les journalistes "propriétaires" d’un festival jugeaient qu’ils n’étaient pas digne d’écrire une annonce d’après un dossier de presse, une tâche dont on me faisait alors l’aumône. Mais jamais je n’ai été autorisée à couvrir le moindre concert à la Chaise-Dieu, du moins dans le cadre du célèbre festival. Les "propriétaires" auraient préféré mourir plutôt que de me céder, ne serait-ce qu’une fois, leur place. Mais je m’en fous : il paraît que l’acoustique n’est pas si terrible, et de toute façon on a toutes les chances d’être coincé derrière un pilier.

Depuis plus de trente ans, le festival de La Chaise-Dieu attire à l’abbatiale Saint-Robert musiciens de renom et mélomanes avertis. Cette année, la qualité sera à nouveau au rendez-vous, pour dix jours de concerts

En 1966, le pianiste Georg Cziffra a l’idée de créer un festival, destiné à financer la restauration du grand orgue de l’abbatiale, alors en piteux état. Dix ans plus tard, l’instrument est restauré, mais reste médiocre. Il se dégrade rapidement. Malgré le mutisme de l’orgue, le festival se poursuit, chaque année, et trouve une identité qui lui assure rapidement le plus grand succès.

Sans orgue, le festival de La Chaise-Dieu est le rendez-vous français de musique sacrée parmi les plus médiatisés, et attire des interprètes de renommée internationale.

La dernière restauration du grand orgue, en 1995, lui rend enfin toute sa beauté. Mais sa place dans le festival reste marginale. La programmation privilégie l’éclectisme, permettant au public d’écouter grands orchestres, chœurs ou ensembles de musique de chambre.

Messes et musique russe

Ce sont les deux grands axes autour desquels s’articule, cette année, la programmation du festival. La musique spirituelle trouve à La Chaise-Dieu un cadre exceptionnel. L’abbatiale Saint-Robert, superbe édifice gothique aux dimensions majestueuses, permet d’accueillir des formations instrumentales importantes... Et un public très nombreux.

Cette année, outre de grandes œuvres célèbres, comme le Requiem de Mozart ou La Création de Haydn, les auditeurs pourront assister à de grands moments de musique. Le concert d’ouverture, notamment, suscitera l’intérêt des mélomanes, avec la création française de la Messe pour Philippe II roi d’Espagne. L’ensemble A Sei Voci jouera cette œuvre en lui rendant tout le faste et l’ampleur que son compositeur, Bartholomée de Escobedo, avait imaginés pour un événement exceptionnel.

Six concerts seront consacrés à la musique russe. Tchaikovski, Moussorgski, Rimski-Korsakov seront à l’honneur, aux côtés du compositeur Sergeï Rachmaninov, auquel un hommage particulier sera donné, pour commémorer le 125e anniversaire de sa naissance.

Avec l’orchestre et le chœur de la chapelle d’État de Saint-Petersbourg, deux œuvres majeures, mais pratiquement inconnues en France, seront interprétées : le poème symphonique Le Rocher, et Les Cloches, sur un livret d’Edgar Poe.

Le rendez-vous des stars

À la qualité de la programmation musicale, s’allie celle des musiciens. Le festival de La Chaise-Dieu accueille chaque année des formations et des interprètes de très haut niveau.

Cette année, les stars de la musique classique seront encore au rendez-vous, avec, par exemple, le très célèbre violoniste Ivry Gitlis.

Pendant dix jours, pour un événement culturel qui bénéficie d’une très importante couverture médiatique, se succéderont dans l’abbatiale l’ensemble vocal A Sei Voci, Gabrieli Consort et Gabrieli players, dirigés par Paul Mc-Creesh, la Grande Écurie du Roy et la Chambre du Roy, le chœur national de Paris, l’orchestre national de Lyon, et beaucoup d’autres...

Au cœur de la Haute-Loire, au cœur de la France, le festival de La Chaise-Dieu sait, par son exigence et sa rigueur, maintenir une qualité extrême, qui cette année encore, ne saura pas décevoir le plus intransigeant des mélomanes.

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