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Publié le mardi 4 octobre 2005 dans la rubrique :

Mon press-book

Caraman

Le jeudi, c’est jour de marché

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Chaque jeudi, plus de 50 commerçants non sédentaires exposent à Caraman (photo J.-P. Tribuiani).

Fruits, pantoufles, poisson, fleurs, pantalons, bibelots, bonbons… En un seul lieu, il est possible à Caraman de faire tous ses achats, nécessaires et superflus. La tentation est forte, tout est là, à portée de regard, et pourtant on n’est pas dans une grande galerie commerciale. On est tout simplement au marché. Chaque jeudi matin, jusqu’à treize heures, la foule se presse devant les étals de plus de 50 exposants. Loin du stress des grandes surfaces, ça rit, ça crie, ça s’interpelle, ça discute ; c’est un vaste fouillis de bruits, de couleurs, de senteurs. Le commerce de proximité a encore de beaux jours devant lui : le marché de Caraman en témoigne chaque semaine.

Ce grand charivari apparent ne laisse aucune place à l’improvisation. Derrière la fête, se cache une organisation rigoureuse, assurée conjointement par la Municipalité et la Commission statutaire des marchés, composée de représentants des exposants et d’élus, au premier rang desquels le maire et Gilbert Manenc, délégué à la vie économique et aux animations. Attribution des emplacements, vérification de la conformité aux normes d’hygiène et de sécurité, contrôle de l’agrément professionnel de chaque exposant : la commission veille, et garantit aux consommateurs l’assurance de réaliser leurs achats auprès de commerçants respectant rigoureusement les règles en vigueur. Elle s’assure également que l’offre commerciale soit la plus complète possible, sans redondance excessive.

Des règles qui ont contraint le marché à évoluer au fil des ans : la loi a écarté des rues caramanaises le bétail, qui s’achetait là il y a trente ans, puis la volaille… Le marché au gras, sous la halle, a disparu il y a une dizaine d’années. Autant de concessions accordées à la sécurité alimentaire, au détriment peut-être d’une certaine authenticité. « La commune a dû s’adapter à la réglementation, c’est un fait, et cela répond aussi aux nouvelles exigences des consommateurs », concède Marie-Denise Xerri, maire de la commune.

La chalandise est très variable, en fonction des saisons. La foule est dense lors des vacances scolaires, un peu plus clairsemée le reste du temps. Mais il y a toujours du monde. Des fidèles qui aiment retrouver, chaque semaine, les mêmes produits au même emplacement. C’est pour leur éviter de longues marches dans les rues pentues de la ville que le marché a été concentré sur les places centrales, lassant libres la place Riquet et les voies périphériques pour le stationnement des véhicules. Pour veiller au bon déroulement de ce rendez-vous hebdomadaire, véritable homme-orchestre, Manu, le garde champêtre, est là. Il a un nom de famille, mais personne ne l’utilise. Manu vérifie les emplacements, les branchements électriques ; il parle avec les commerçants, les passants, tout le monde ; il veille à ce que le stationnement ne devienne pas anarchique ; il donne un coup de main, il est là, et c’est grâce à lui que tout va bien.

Alors si l’on ne retrouve pas aujourd’hui à Caraman l’ambiance des foires d’antan, qui appartiennent résolument au passé, on y a toujours rendez-vous avec la convivialité, le contact, le conseil, le bavardage, le temps qu’il fait et un panier bien trop lourd. Toutes les générations sont là, c’est la vie de la commune qui palpite, on s’y retrouve avec toujours le même bonheur. Comme le dit cette Caramanaise qui pour rien au monde, depuis des dizaines d’années, ne renoncerait à sa promenade au marché : « Le jeudi, c’est mon dimanche. »

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Image extraite de l'article "Des vacances de rêve (4/5)"