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Amis jardineux, je dois vous faire un aveu. Je travaille comme une damnée pour vous préparer un nouvel épisode de Jean-Seb, qui était tombé aux oubliettes. Mais voilà : pour vous pondre une nouvelle page sur la fameuse Ouverture, c’est très très long. Remettre le nez dans la partition, essayer de me souvenir de notions que je commence à oublier, préparer tout plein de petits fichiers musicaux pour les exemples, ça prend des heures et des heures. Surtout que mon pauvre neurone assommé par les médicaments éprouve bien des difficultés à se remuer un peu.
Et pendant c’temps là, les statistiques du Jardin s’effondrent. Et mon orgueil ne le supporte pas. Il me faut réagir, et réagir vite, bien, fort. Donc, je n’ai pas le choix : pour la sauvegarde de mon ego, je suis contrainte de poster des photos de chats. Pire, il me faut impérativement montrer au moins un chaton.

Ça tombe bien, j’en ai un sous la main. Depuis deux mois et demi, Ernest squatte la maison du général. Les amnésiques et les nouveaux venus découvriront avec ravissement (et émotion) le début de l’histoire ici.
Fermement décidée à placer le petit chat au plus vite, j’ai mis une petite annonce sur Facebook (pour toucher un très large public : 25 amis — mais à l’époque, il y en avait deux ou trois de moins). Hélas, malgré cet effort considérable, personne n’a été séduit par mon annonce. Pourtant, elle était habilement formulée ; je me souviens que j’avais écrit que la mignonne petite bête était sauvage, rongée par les vers et nauséabonde. Ce qui était vrai. Alors, je ne m’explique pas un tel insuccès.
Tant pis. Je dois me résigner... Allez, rassurez-vous, je pense que je devrais parvenir à supporter cet immense fardeau ! En fait, la présence d’Ernest présente quelques avantages appréciables. Ainsi, le fait d’avoir deux chats me permet d’en avoir toujours un dans la maison. Le petit refuse de sortir alors que la porte est toujours grande ouverte ; il ne va dans le verger que pour me suivre si j’y vais faire un tour. Le grand consent rarement à rentrer, bien que la porte soit ouverte dans les deux sens. Il apparaît après la tombée de la nuit, pour plonger sur ses croquettes. Je ne profite de sa présence que lorsqu’il pleut, et ici, il ne pleut pas souvent...
Eh oui, il est grand, maintenant, Dimitri. Il vit sa vie, vaque à ses occupations, fait des trucs très importants de grand chat. Il chasse, il grimpe aux arbres...
Le reste du temps, il dort, mange ou joue avec son copain Ernest (dit Nénesse).

Les deux chats s’entendent à merveille. Ils partagent le même coin de couverture la nuit, et passent des heures à jouer, trouvant que mon bureau constitue un excellent ring pour leurs simulacres de bagarre. Comme si mon bazar avait besoin d’eux. Mais à vrai dire, ce qui lui plaît réellement, à Ernest, ce qui l’obsède, ce qui le rend pleinenement heureux... c’est bouffer la queue de Dimitri.

Remarquez, c’est normal : il est encore petit, le Nénesse. À peine cinq mois, si j’en crois la vétérinaire qui vient de lui faire son deuxième vaccin, et qui a bien du mal à soigner ce maudit coryza. Alors comme tous les petits chats, il joue avec tout ce qui bouge, ou court avec entrain derrière les balles de ping pong disséminées dans toute la maison. Et pendant que Dimitri s’adonne à ses occupations d’adulte, il passe le temps avec des activités de petit chat. Il chasse, il grimpe aux arbres...
Bref, tout va bien pour lui, me semble-t-il. Et grâce à lui, les statistiques de fréquentation de mon Jardin vont se hisser vers les sommets : merci Ernest !

La porte qui est ouverte dans les deux sens en même temps ! C’est vachement bien foutu chez toi...
Bravo Ardalia, tu viens de recevoir avec panache et brio le Grand Prix du commentaire supersonique ! Pour un peu, tu commentais avant que je mette ce fabuleux article en ligne, dis donc ! ![]()
Quant à la porte, laquelle est effectivement exceptionnelle, je dirais même qu’elle est ouverte dans les deux sens à double battant. Dingue, non ?
Quelquefois même cette porte eut été ouverte sans battant, double ou simple. ![]()
Je me souviens qu’il y en a qui ont été traumatisées en voyant que je vivais en toute sérénité dans une maison sans porte !
Rahhh... le coup de la photo de chat ! Imparable ! Faudra que je m’y mette moi aussi.
« Un chat sachant chasser sans son arbre... »
Tu as un chat, Brendu ?
Je n’avais jamais saisi la nuance entre les occupations des petits ou des grands chats, mais maintenant je crois que j’ai tout compris ![]()
Nan, no matou mité. Va falloir trouver autre chose pour charmer les foules...
Yess ! VM fait son comine ga oute ! Bienvenue chez toi, Vieux motard.
Brendu : tu veux pas un p’tit Ernest ?
Un p’tit Joseph, peut-être, histoire d’en dérouter quelques-uns... ![]()
Brendu > Ah non ! Une petite Éléanor, un petit Fidel, peut-être, mais pas de petit Joseph ! Un petit Mao pendant que tu y es non ?
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