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3 commentaires

Publié le dimanche 13 juillet 2008 dans la rubrique :

Musique, fêtes et spectacles

La vogue

Je l’entendais depuis chez moi, tant elle était bruyante. La vogue, alors, se tenait place Carnot ; moi j’étais bien plus bas dans la Grand-Rue, après la place du Peuple. J’en ai toujours entendu parler, mais sans jamais la voir. C’était pourtant un grand événement, chaque année, à Saint-Étienne : la vogue.

Partout ailleurs en France, là où les choses ont des noms tristes et ternes, la vogue perd de son éclat en s’appelant « fête foraine » ; il est même des endroits où elle n’est que « fête patronale ». Ici, à Sainté, à Firminy (la vogue des Noix serait la plus vieille de France !), à Sant-Chamond, à Feurs, et même à Veauche, tiens, la vogue, c’est tout autre chose.

Je vous avais promis de vous parler de la vogue de Dieupentale (que j’avais rebaptisée, tant je me faisais une joie d’y faire des photos). Et puis il a plu, il a fait froid et gris, je n’ai pas réalisé les images que je voulais vous montrer.

La vogue de la place Carnot me faisait rêver. J’étais encore à l’école primaire, rue César-Bertholon, en face de la Charité. Cette école existe-t-elle encore ? Mes copines ne parlaient que de ça : la vogue. Je ne pouvais pas y aller, je n’avais pas le droit. Le soir, de ma chambre, j’entendais juste quelques échos de la musique montant des manèges. En rentrant de l’école, avant de pousser la porte de mon immeuble, je tendais le cou et écarquillais les yeux pour distinguer le pont de Carnot, espérant apercevoir les lumières de la fête. Je ne voyais rien.

Plus tard, la vogue a déménagé. Elle est partie sur la Plaine-Achille, loin du centre, comme si Saint-Étienne avait eu honte de sa fête. Pourquoi ? Les manèges plus grands, plus nombreux, le bruit... Peut-être. C’est dommage. Les enfants de l’école de la rue César-Bertholon ne peuvent plus faire la vogue seuls, rentrer à pied, c’est trop loin.

Je vous avais surpris, souvenez-vous, les anciens jardineux, lorsque je vous avais parlé de la vogue. Je voulais vous faire deviner le sens de ce mot. La vogue : vous n’aviez pas trouvé !

C’est un joli mot, qui évoque le succès, l’audace, la réussite, la fête. « Être en vogue », c’est être à la mode, c’est réussir. « Faire la vogue », c’est s’amuser, manger des saucisses bien grasses qui coulent sur le tee-shirt, sentir l’odeur écœurante des barbe-à-papa, se laisser assourdir par les voix gouailleuses des forains : « Allez les filles, n’ayez pas peur ! Attention au grand frisson ! Montez dans la chenille de Las Vegas ! »

Tenez, même mon pote Littré connaît la vogue :

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En ce moment, et jusqu’à la grande journée du 15 août où les manèges vont envahir même les villages les plus reculés de France, c’est la grande saison des vogues. Les grandes dans des parcs fermés avec des grandes roues et des machines infernales qui promettent toutes les plus intenses frayeurs ; les petites sur les places du Marché, ou de l’Église, avec les éternelles auto-tamponneuses, le stand de tir à la carabine et la buvette du Comité des fêtes. Quand vous irez flâner entre les manèges, que vous serez étourdis de sensations, d’odeurs, de bruits assourdissants, pensez-y : vous n’êtes pas à la fête, ni à la foire, vous faites la vogue. Vous verrez, tout de suite, les choses vous paraîtront encore plus belles.

En attendant, je vous montre les photos que j’avais prises à Lavaur, il y a trois ans (déjà !). Amusez-vous !

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Vos réactions

 
La vogue
13 juillet 2008 09:57, par brendufat (terriblement rajeuni)

Ah dis donc, j’ignorais qu’Emile était avec nous !

Ma mienne de vogue, de quand j’étais mâtru, se tenait place Albert Thomas (au bout du cours Victor Hugo) mais, ouilla, ça remonte à vieux ! Ce doit être elle qui a déménagé à Carnot, puis désormais plaine Achille - le bout du monde. Wouff... remontée d’autotampons, de « plaisir d’offrir - joie de recevoir », de barbe à papa... faudra trois jours pour m’en remettre ! :-D

La vogue
15 juillet 2008 10:08, par Ardalia

Je n’ai connu que la fête du village, quand j(étais toute gosse, avec le mât au panier de victuailles, et d’autres jeux avec installation du bord : des petits cadeaux à pêcher dans une bassine et d’autres que j’ai oublié. Mes aînés y ont gagné des lapins. Et puis il n’est plus resté que la soirée, qui perdure encore, dans le « hangar de Rémi » le gros propriétaire du coin. Claude François, Dalida, Lambada, Macarena, et caetera, les instruments de la joie lui sont euphoniques...

La vogue
15 juillet 2008 13:43, par DB du Jardin

Brendu —> Sur la place Albert-Thomas, je m’en souviens pas. Pas vu de vogue ici quand j’allais au musée. Mais dans ta Kapitale, y’a la vogue toute l’année, non ? L’ambiance ne doit pas être la même...

Ardalia —> Maintenant, il est interdit de faire gagner des animaux vivants. Donc, plus de lapins. Démonstration : quand on gagne à la pêche des p’tits canards (un grand classique, ce stand, pas de vogue sans pêche aux p’tits canards), on repart avec... un pauvre poisson rouge. Les poissons rouges ne sont pas des animaux vivants. Et j’ai le programme de la prochaine soirée chez Rémy : Les Vieux Copains de la télé (François Corbier), Toi, je ne peux t’oublier (Fabie et Christopher), Partenaire particulier. ;)

 

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