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Hier après-midi, la pluie a décidé de marquer une pause. Alors pour en profiter, avec l’homme de ma vie, on est partis faire une petite balade avec les motos ; moi sur ma fusée, lui sur la Tiwi qu’il hésite à revendre...
On n’est pas allés bien loin, on a bu un p’tit café à Villefranche, à une quinzaine de kilomètres. À l’aller, le soleil était très bas, et j’ai pesté tout le long parce que j’étais ébouie (d’autant plus que ma visière n’était pas spécialement propre). Avant de prendre le chemin du retour, j’ai dit à Jean-Pierre : « Ça va être génial pour rentrer, on n’aura pas le soleil dans les yeux ». Et c’était même vachement bien, on avait le soleil couchant sur les labours, c’était joli, la route était sèche, la température idéale... Rien que du bonheur.
Mais il m’a semblé à un moment que le pneu arrière de la Tiwi était « carré »... C’était bizarre. Je me suis rapprochée un peu et pas de doute, mon prince avait crevé. Il roulait comme un brave, nez au vent, et il a fallu que je klaxonne comme une damnée pour qu’il finisse par s’arrêter. Il était temps, il était complètement à plat, sur le point de déjanter. On a enlevé un clou d’au moins 5 cm du pneu, on a vidé la bombe anti-crevaison, mais le produit sortait par le trou laissé par le clou. Pas moyen de rentrer comme ça !
Alors on est partis en roulant au pas pour au moins arriver au village qui se trouvait à deux kilomètres de là, histoire de ne pas laisser la moto au bord de la route. On a demandé dans un bistrot si on pouvait laisser la bécane dans un hangar ou un garage pour la nuit, et la patronne nous a dit d’aller voir son frère, deux maisons plus loin. C’était un papy tout émoustillé, dont les deux fils sont motards ! On a mis la moto dans son garage (on en a bavé en plus, parce que le pneu était à nouveau à plat, et pour rouler c’est presque impossible), et puis le papy a réalisé que le lendemain (ce matin donc) il ne serait pas là.
Qu’à cela ne tienne ! Il avait justement un fourgon, y’avait qu’à emmener la moto à Caraman et comme ça on serait tranquilles. On a protesté, on veut pas déranger c’est gentil mais faut pas abuser, mais si mais si ça me fait plaisir, mais non mais non, allez discutez pas, bon ben puisque vous y tenez, et hop, la moto dans le tub, Jean-Pierre à côté pour éviter qu’elle tombe, le papy au volant, la mamie qui faisait un peu la gueule quand même sur le pas de la porte, et nous voilà partis.
Après avoir suivi le fourgon pendant sept ou huit kilomètres, j’était malade, tellement j’avais avalé de gaz d’échappement. Le papy était tout heureux de son escapade, on lui a payé une bière et il est reparti content, il rigolait d’avance en pensant au moment où il allait raconter ça à ses fils. Bref, on s’est fait un copain.
Cette semaine j’irai acheter des fleurs ou un truc et j’irai remercier ces gens qui, à 20 h 30, devaient probablement être sur le point d’aller se coucher, et chez qui on a débarqué comme ça.
En attendant, pour faire 30 kilomètres, on a mis deux heures et demie. Ça c’est de la moyenne ! Mais n’empêche, heureusement qu’on est partis se balader hier soir, parce qu’aujourd’hui il pleut à nouveau.
DB_moralité_il_faut_toujours_avoir_une_bombe_anti_crevaison_même_si_ça_sert_à_rien_finalement ![]()
Et ben, quelle aventure
Les gens sont aussi sympas vers chez toi que dans le Dauphiné
Je ne compte plus les gens, motards ou pas, qui se sont arrêtés à côté de moi dans les alpes, pour me demander si tout allait bien, quand je contrôlais mon niveau d’huile sur mon vieux Desert Express Suzuki
Ta Tiwi, de ce que j’en ai vu, elle peut encore faire du chemin, ton homme peut sans doute la garder pour lui En plus, c’est assez facile à entretenir comme moto, bien plus que la Varadéro.
Sympas, les papy/mamy, ça fait plaisir de voir que ça existe encore des gens comme ça
pas sympa la crevaison, j’aime mieux quand ça arrive aux autres, je gère très mal ce genre de situation
kti-k’est-comme-une-conne-c’est-lourd-une-roue
Sympa la petite histoire. Comme quoi on tombe encore sur des humains dans nos campagnes.
C’est en ville que ça se gâte
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