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10 commentaires

Publié le mardi 18 janvier 2005 dans la rubrique :

Nature et animaux

Cryptoheros sajica

Bon. On a un très gros problème : je ne suis pas sûre de pouvoir faire court. Le sajica est la star de mon aquarium. Et il va falloir que j’explique ça brièvement... Mais je suis intarissable sur le sajica ! Donc, tant pis, ce texte sera long : le poisson le vaut bien.

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Moi j’ai trois mois et je me balade avec mon papa ! (photo Frédéric Castel, dans mon aquarium)

Soyons objectif : le sajica est un poisson irrésistible. Beau, marrant, surprenant, vif comme l’éclair... C’est à se demander pourquoi il n’est pas plus répandu dans les bacs des aquariophiles. Peut-être parce qu’il n’est pas très beau lorsqu’il est proposé à la vente dans les magasins aquariophiles. Ou alors parce qu’il creuse... énormément. À moins que ce soit parce qu’il exerce sur les autres occupants une autorité incontestable, et qu’il serait très ma venu, pour un poisson sensé, de contester. Originaire du Costa Rica, Cryptoheros sajica, c’est indéniable, a du caractère. Mais jamais, au grand jamais, on ne peut se lasser de l’observer, tant sa propension à faire le pitre est inépuisable. On l’aura compris, j’ai eu pour ce poisson un véritable coup de cœur, et je m’en félicite chaque jour.

La maintenance

Cryptoheros sajica est un Cichlidé de taille moyenne : le mâle atteint 12 à 14 centimètres, et la femelle reste beaucoup plus petite, ne dépassant pas 8 centimètres. Dans la nature, il vit dans de petits cours d’eau calmes, caché dans la végétation en compagnie, notamment, de Herotilapia multispinosa. Ce poisson vit en couple très uni ; lorsque mon premier mâle est mort à la suite d’une maladie que je n’ai pas pu identifier, sa femelle, pourtant en pleine forme, s’est littéralement laissé dépérir et a succombé environ une semaine après son compagnon, laissant toute une portée de petits orphelins. Un aquarium d’environ 200 litres suffit pour maintenir un couple formé, à condition de ne pas le faire cohabiter avec d’autres Cichlidés. Si l’on souhaite aménager un bac d’ensemble, un volume beaucoup plus important est alors nécessaire.

Le sajica n’est pas très gros, mais il est extrêmement vif, toujours en mouvement, affairé à quelque occupation d’extrême importance. Il lui faut donc un volume d’eau conséquent. En outre, il n’a pas froid aux yeux, qu’il a très bleus et absolument irrésistibles. Il cohabite volontiers avec d’autres Cichlidés, mais, dans un volume trop restreint, il tyrannisera les autres poissons, même s’ils sont beaucoup plus gros que lui. Il suffit de mettre la main dans l’eau, suffisamment près de ses alevins, pour apprendre que la morsure de ce petit poisson est particulièrement dissuasive. Si l’espace est suffisant, il ignorera ses compagnons d’aquarium, ne faisant preuve d’intolérance que pendant la période de frai ; il faut alors que les autres occupants du bac aient la place de se soustraire à ses assauts.

Les paramètres de l’eau n’appellent pas de commentaire particulier. En revanche, le décor doit être construit avec le plus grand soin. Lorsqu’il s’apprête à pondre, Cryptoheros sajica laboure littéralement toute la surface de l’aquarium, déplaçant des quantités colossales de sable. Si les pierres sont mal calées, c’est l’avalanche assurée. Une multitude de cachettes doivent être aménagées dans le décor rocheux : le sajica est un pondeur sur substrat caché, qui pond au plus profond d’une caverne aussi étroite et obscure que possible. Le plus souvent, il creuse sous les pierres pour se faufiler tout au fond afin de déposer ses œufs et de surveiller les larves. Mais il lui est arrivé, dans mon bac, de choisir un trou profond perçant une grosse racine de tourbière, à 20 centimètres du sol.

Les plantes, pour résister à ce terrassier, devront être placées dans des pots eux-même couverts de petites pierres. Mais le petit sajica est très costaud, et est mû par une volonté obstinée. Aussi, s’il a décrété qu’une plante le gênait, rien ne pourra l’empêcher de pousser des pierres aussi grosses que lui. La seule solution est de choisir des plantes ne nécessitant pas d’être enterrées... ou de renoncer à toute végétation dans l’aquarium.

D’autant plus que Cryptoheros sajica a besoin d’une part importante de végétation dans sa ration alimentaire. Il devient fou à la vue d’une belle feuille de laitue blanchie (c’est à dire rapidement ébouillantée), ou d’une rondelle de concombre. Il accepte néanmoins sans problème les granulés pour Cichlidés, et n’est pas le dernier à se jeter sur la nourriture vivante, comme les artemias, les daphnies ou les vers de vase. Il s’agit en fait d’un poisson omnivore, mais à dominante végétarienne. Si l’on ne lui fournit pas assez de verdure et si le bac est planté, il ne se gênera pas pour équilibrer lui-même sa ration alimentaire.

La reproduction

Cryptoheros sajica est un poisson prolifique, précoce, et son efficacité pour protéger sa progéniture est stupéfiante. Sa reproduction est donc extrêmement facile, mais il convient cependant d’éviter quelques écueils. Tant qu’un couple n’est pas formé, le sajica est assez intolérant envers les autres individus de son espèce, qu’il pourchasse sans relâche. Si le mâle n’accepte pas la femelle qui lui est présentée, il peut la harceler jusqu’à l’épuisement. Tant que cela est possible, il vaut mieux laisser un couple se choisir dans un petit groupe de cinq ou six individus, puis ôter les poissons qui ne se sont pas appariés. Reste le problème de caser les poissons en surnombre... Mais c’est une autre histoire. Même dans un couple uni, les scènes de ménage ne sont pas rares, surtout en dehors des périodes de frai. La femelle doit pouvoir se soustraire facilement à la domination du mâle, en s’abritant dans de petites grottes. Le temps passant, les partenaires cohabitent plus calmement, et s’installent dans une gentille quiétude (autant que cela puisse être possible avec le sajica).

Lorsque vient le moment de pondre, en revanche, mâle et femelle sont capables de faire front ensemble contre à peu près n’importe quoi. Nettoyer l’aquarium pendant que les parents sajica protègent leur ponte relève du combat au corps à corps : tuyau, doigts, spatule, les poissons foncent comme des furieux, ignorant la peur, et mordent vivement tout ce qui semble menacer leur portée. L’expérience aidant, les parents âgés sont capables de véritables stratégies d’attaque, coordonnant leurs assauts, prenant les intrus (poissons, mains ou objets) en tenaille... Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, de voir quelques petits survivre dans un aquarium communautaire peuplé de prédateurs avides d’engloutir des alevins bien tendres. Deux mois après chaque ponte, il est courant de découvrir un tout petit sajica s’aventurant dans le vaste monde avec la plus grande prudence... Déjà très rapides et rudement malins, les juvéniles savent fort bien échapper aux bouches gloutonnes qui cherchent à les happer, et ne tardent pas à prendre du culot.

Voir un couple de sajica promener un nuage d’alevins minuscules dans l’aquarium est un spectacle sans égal ; les parents, lors de la garde parentale, arborent une robe fascinante, très sombre, veloutée. Les nageoires de la femelle se teintent d’un bleu magnifique, alors que celles du mâle affichent toute une palette allant du bleu roi au magenta. Le plus spectaculaire est la couleur des yeux : de bleu scintillant, ils virent au blanc lumineux, puis au jaune intense. L’intensité du regard de la femelle est stupéfiante ; alors qu’elle est de taille très modeste, ses yeux blanc pur dans sa face d’un noir profond lui confèrent une expression menaçante propre à décourager le plus téméraire des prédateurs.

L’élevage des jeunes est très facile, à condition de leur distribuer la nourriture, les premières semaines, en très petites quantités et à une fréquence de six ou sept rations par jour. Les alevins sajica sont extrêmement petits, mais ils sont capables d’avaler des nauplies d’artemias dès qu’ils atteignent la nage libre. En revanche, ce sont des gloutons qui, s’ils sont trop nourris, se font littéralement exploser le ventre. J’ai perdu la majeure partie de mes premières portées de cette manière ; j’avais prélevé les alevins en les siphonnant (je passe sous silence l’extrême colère des parents) pour les élever dans un bac spécifique. Si l’on choisit de laisser les jeunes avec leurs parents dans le bac d’ensemble, ils sont capables de trouver leur première nourriture dans les algues couvrant le décor, ou sur les plantes (s’il en reste). Mais il est conseillé, afin de pallier tout risque de carence, de les nourrir avec de la poudre pour alevins ou des nauplies d’artémias, que l’on projette au milieu du banc d’alevins à l’aide d’une seringue prolongée avec un bout de tuyau à air. Dès l’âge de trois ou quatre mois, les jeunes sont les copies conformes de leurs parents, en miniature. Si l’on ne veut pas être rapidement envahi, et si l’on ne tient pas à ce que l’aquarium se transforme en champ de combat, il vaut mieux alors attraper les petits sajica pour les placer dans un bac spécifique, en attendant de leur trouver de nouveaux propriétaires. Nourris correctement et placés dans des conditions optimales, les jeunes sajica sont capables d’élever leur portée bien avant leur premier anniversaire !

Le comportement

Si l’on aime les poissons dotés d’une véritable personnalité, on ne peut que se laisser séduire par le sajica. Autoritaire sans pour autant être un « killer », toujours affairé, débrouillard et culotté, ce petit poisson crée à lui seul le spectacle dans l’aquarium, quels que soient les poissons cohabitant avec lui. Très curieux, c’est toujours lui qui se précipite contre la vitre frontale dès qu’il décèle un mouvement hors du bac : il adore savoir ce qui se passe. Le sajica ne doute de rien ,et surtout pas de lui. Si l’on plonge les doigts dans l’eau lors de la distribution de nourriture, il viendra chercher sa pitance dans la main, n’hésitant pas à utiliser la force pour arracher un morceau que l’on tarderait à lui céder.

Même en dehors des périodes de reproduction, le nettoyage du bac ne se fait pas sans lui ; j’utilise une « cloche » pou aspirer les saletés accumulées dans le sable, et je dois sans cesse veiller à ce que les sajica ne se fassent pas avaler. Ce poisson tient à tout prix à contrôler ce qui se passe dans son aquarium, et tout l’art de l’aquariophile réside à ne pas couper une nageoire en même temps qu’une feuille d’Echinodorus, à ne pas aspirer le sajica en même temps que les cochonneries accumulées sous les pierres, à ne pas le coincer sous l’aimant en nettoyant les vitres... Il est toujours là, dans vos pattes, et rien ne le fera reculer. Naturellement, il éprouve un plaisir intense à tirer sur les poils de vos bras.

Vis-à-vis des autres poissons, Cryptoheros sajica accepte de faire des concessions, tant qu’il n’a pas une ponte à protéger. En période de repos, il se contente de garder une petite zone à l’entrée de sa caverne, et vaque à ses occupations (toujours très urgentes et de la plus haute importance) en ignorant ses colocataires. Mais en période de reproduction, c’est tir à vue sur tout ce qui bouge à moins de 30 cm de son domaine... dont l’étendue est considérable.

Jamais immobile, le sajica est sans cesse occupé. Le plus étonnant est qu’il ne fait jamais rien d’inutile ; alors que le meeki va bêtement larguer du sable au hasard sur le décor, le sajica va consciencieusement aménager un coin de l’aquarium, avec méthode. Grain par grain, il enlève le sable qui s’amasse à l’entrée de sa caverne ; il nivelle les abords ; il nettoie l’intérieur ; il se ménage des nids de secours, creusant plusieurs accès judicieusement choisis en fonction de critères stratégiques hautement élaborés. Le sajica est un travailleur forcené que rien ne décourage... Le regarder s’activer est épuisant !

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Voici un très jeune couple de sajica en robe de garde parentale : en haut, le mâle entouré de ses alevins aux mouvements si rapides que l’appareil photo n’a pas réussi à les saisir ; en bas, la femelle. Les poissons sont âgés de six à huit mois, et protègent leur première ponte avec une incroyable efficacité. (photos Dominique Bardel)
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Vos réactions

 
Cryptoheros sajica
30 avril 2008 23:55, par cédric

bonjour et merci d’avoir consacré cet article sur ce magnifique poisson dont j’ai eu un coup de cœur moi aussi. Donc oui j’avais une question a vous poser j’ai un 200 litres et dedans j’ai 4 Thorichthys meeki, 6 corydoras, 1 ancistrus et 2 Cryptoheros sajica dont 1 mâle sur vue sa taille impressionnante et ces belles couleur et son énorme pointe qui continu au bout de sa dorsale et l’autre je suis quasiment sur que c’est une femelle car elle est beaucoup plus petite et avec bien moins de couleur. Depuis peu la mâle a commencer a creusé d’énormes cavernes un peu partout dans l’aquarium en particulier derrière les roches et les plantes et il s’est mis a nettoyé tout les recoins de ces cavernes et il déplace des quantités énormes de sables mais pourtant il n’est pa en couple avec la femelle et il y a des moment il ne fera rien et d’autres ou il pourchassera la femelle et donc je voulé savoir ce que cela signifie merci d’avance la réponse .

Cryptoheros sajica
1er mai 2008 00:08, par DB du Jardin

Bonjour Cedric,

Ta femelle sajica est soit une femelle... soit un mâle dominé. Le fait que le gros mâle laboure le sol de l’aquarium ne signifie rien de particulier : un sajica, ça creuse. Tout le temps. Par contre, dans deux cents litres, tu ne peux pas laisser tes sajica avec les meeki : le volume est insuffisant. Si tu es sûr que la femelle en est bien une (la nageoire dorsale doit être plus ou moins jaune, il n’y a pas une trace de jaune chez un mâle), le plus sage est de retirer les meeki. Tu vas être obligé de faire des choix. Si jamais tes sajica pondent, les meeki vont littéralement se faire bouffer, ça va mal finir. Et si tu as deux mâles sajica, le dominant risque, en vieillissant, de s’affirmer et de tuer le plus petit en le harcelant et en l’épuisant à force de poursuites. Les corydoras vont souffrir aussi : il vaut mieux laisser les sajica seuls dans ce bac, avec à la rigueur le cistrus.

Pour toutes tes interrogations, pour des conseils, pour tout ce qui concerne l’aquariophilie, il existe un forum très actif que je te recommande : http://forum.aquagora.fr/

Merci beaucoup pour ta visite !

DB_qui_a_8_poissons_dans_600_litres...


Voir en ligne : AquAgora

Cryptoheros sajica
19 mai 2008 21:54, par Adegliangeli

Le Sajica est un très beau poisson aux yeux bleus magnifiques ! Dommage (ou heureusement) qu’il soit si peu connu des aquariophiles. Merci de lui avoir consacré cet article, il le mérite à coup sur !

Je vais passer mes vacances en amérique centrale, au pays des cryptohéros, peut être vais-je pouvoir ramener une souche sauvage. A bientot !

Cryptoheros sajica
19 mai 2008 23:19, par DB du Jardin

Waouh... De vrais beaux sajica du Costa Rica, ça fait rêver... Quand je pense que si ça se trouve la Pomme elle les mange !

DB_qui_échange_jolis_sajica_sauvages_contre_bocaux_de_cassoulet ;)

Cryptoheros sajica
20 mai 2008 15:55, par Pomme du pays des sajicas

Ça alors !!! Y’en a qui viennent chez moi et ne le disent même pas !!!

Nan, j’ai pas mangé de sajica, ça frétillait trop dans mon assiette...

Cryptoheros sajica
24 août 2008 08:54, par masure

bonjour, cet article est trés intéressant . moi j ai commencé l’élevage des sajica aussi, dés que je vois les alevins je les syphone et les met en couveuse dans un autre bac mais le problème c est que je ne sais pas trop quoi leur donner a manger pour l’instant je leurs donnent des sticks que que je broie mais je ne sais pas si ils mangent .merci de me répondre.

Cryptoheros sajica
24 août 2008 11:59, par DB du Jardin

Bonjour Masure,

Merci de me lire... Dans l’onglet « Reproduction », il est question de nauplies d’artemia. Attention à la suralimentation, ça ne pardonne pas. Et le mieux, finalement, c’est de laisser les petits avec leurs parents. 50 petits sajica, il faut réussir à les placer !

Cryptoheros sajica
20 octobre 2008 00:02, par Nat.

Bonjour,

Merci pour ce super article, j’ai tellement apprécié que j’aimerais en copier certains paragraphes afin de les mettre sur notre site.

Je me présente, je suis une enseignante du cycle primaire et mes élèves ont 7 ans. Nous avons commencé notre cycle sur le thème des poissons et nous avons en classe un couple de sajica (Bubulle et Fraise), qui nous ont fait de superbes petits !

Aujourd’hui, j’apprends à utiliser internet et j’essaie de créer un site pour présenter notre classe. Je me permets donc de vous demander la permission de vous citer tout en changeant l’ordre de vos paragraphes et en donnant les coordonnées du site.

Je vous remercie de me répondre rapidement et vous transmets mes meilleures salutations.

Nat.

Cryptoheros sajica
20 octobre 2008 00:21, par DB du Jardin

Nat —> Enfin ! Voici venue l’heure de la consécration... Comme Giono, comme Zola, comme Prévert, comme Gracq, me voici élevée au rang envié des auteurs étudiés dans cette noble institution qu’est l’École de la République. Désormais, Bardel est inscrite au programme. C’est Marc Lévy qui va en faire, une gueule...

Bon. On se calme.

(Je prends une posture un peu nonchalante, l’air détaché, mais il n’y a pas une once de condescendance dans mon attitude. Je regarde pensivement s’envoler la fumée de ma cigarette. Mon regard est empli de sagesse et une sérénité bienfaisante émane de mon être. Dans un coin de la pièce, un vieux disque de jazz égrenne quelques notes universelles. Dehors, au loin dans la nuit, un chien aboie. J’esquisse un léger sourire, et j’éteins lentement ma cigarette. Sur le piano, un verre de scotch. Mon interlocutrice, le regard empli d’angoisse, attend ma réponse. Elle retient son souffle. Tout son avenir dépend des mots que je vais prononcer. Le chien s’est tu. Le disque de jazz est terminé. Dans le hall de la vaste demeure, le tic-tac de l’horloge découpe le temps immobile. Fondu au noir.)

Ho ! On se calme, j’ai dit !

Tout ça pour dire, très chère Nat, que si c’est pour la bonne cause, bien sûr que vous pouvez copier ! Faites une grosse bise à Bubulle et Fraise de ma part. :-))

Cryptoheros sajica
29 octobre 2008 01:42, par Nat.

Dominique,

Merci c’est avec beaucoup de plaisir que je vais présenter ce texte à mes élèves.

Amicalement, Nat.

 

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