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17 commentaires

Publié le lundi 22 février 2010 dans la rubrique :

Les coulisses du journalisme

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre

Je ne suis pas obsédée par Florence Aubenas, heureusement ! Mais en regardant d’où venaient les internautes qui sont arrivés en foule pour lire mon dernier billet (mes statistiques ne savent plus où elles en sont !), j’ai suivi un lien qui a abouti ici : Inventerre. Avant de lire l’article publié chez eux, je reprochais essentiellement à sainte Florence son extrême naïveté et l’ignorance inconcevable dont elle faisait preuve au sujet de la société dans laquelle elle vivait. Mais sur Inventerre, l’auteur de l’article (Raphaëlle Rérolle, critique pour Le Monde des livres) écrit ceci, sans frémir, sans réaliser l’énormité du propos :

Elle, Florence Aubenas, n’a pas pu se résoudre à résilier le bail de sa chambre, à Caen. C’est dans ces quelques mètres carrés, loués 348 euros par mois, qu’elle a écrit une bonne partie de son livre.
En se rendant là-bas, elle avait décidé d’utiliser l’argent que lui avait rapporté son livre sur le procès d’Outreau (La Méprise, Seuil, 2005). « J’avais mis cette somme de côté, c’était sacré : je me disais que je n’allais quand même pas acheter une voiture avec l’argent d’Outreau ! »
Bien lui en a pris : jamais, en six mois de travail acharné, elle n’est parvenue à gagner de quoi survivre. Même très modestement.

(Note : c’est moi qui ai mis le début du deuxième paragraphe en gras.)

Là, les bras m’en tombent. J’avoue que j’ai reçu ce paragraphe comme un coup sur la tête. Je me demandais, à l’issue de mon billet, si Florence nous prenait pour des cons, après avoir repoussé l’idée que sa démarche relevait de l’imposture. La réponse est écrite par Raphaëlle Rérolle : Florence s’est « immergée », « en apnée » comme ils disent chez Télérama, en piochant dans ses économies, en se payant le décor et quelques mois de boulot « terribles », en faisant comme si elle était pauvre, en faisant semblant de ne pas avoir de voiture, mais en puisant dans son bas de laine pour ne pas avoir à subir les contraintes auxquelles ses compagnes d’infortunes ne peuvent pas échapper. Quel courage, quel cran, quelle honnêteté ! Elle n’a pas pu vivre avec sept cents euros par mois ? Alors qu’elle n’avait pas de famille à charge ? Elle n’a pas été foutue de passer six mois, seulement six mois, à manger une seule fois par jour, comme le font tant de gens qu’elle croise tous les jours dans les couloirs de son journal ? Florence Aubenas a triché, et doublement.

Elle a triché en utilisant des ressources financières autres que celles que lui procurait son travail, tout en prétendant le contraire. Imposture, mensonge : Raphaëlle, subjuguée par le charisme (réel) de son idole, gobe tout sans broncher.

Elle triche encore en invoquant le caractère « sacré » de l’argent que lui a rapporté son livre sur Outreau, qu’elle a réinvesti pour mentir, d’une part, et d’autre part pour rédiger un autre bouquin... qui lui rapportera de l’argent à son tour. Qu’elle gagne de l’argent, c’est normal, là n’est pas la question. Qu’elle utilise cet argent pour travailler dans des conditions particulières, cela ne me gênerait pas si sa démarche était vraiment sincère. Mais ce n’est manifestement pas le cas. Caracoler sur tous les plateaux télé, dans toutes les radios, en affirmant avoir « vécu dans la précarité » alors qu’elle sortait sa carte bleue tous les quatre matins, c’est se foutre de la gueule du monde et faire preuve du plus grand cynisme. Le plus triste, c’est qu’elle a vraiment l’air d’y croire, à son histoire. À tel point que tous ses interlocuteurs médiatiques lui emboîtent le pas.

Sur Internet et ailleurs, nombreux sont ceux qui se félicitent de la parution du bouquin de Florence Aubenas, remarquant à juste titre que son principal mérite, après tout, est de lever le voile sur les conditions de travail indignes des salariés précaires. Un argument, évidemment, auquel je ne peux ni ne veux m’opposer. Mais un argument bancal : tous les jours, dans la presse régionale, paraissent des papiers sur la pauvreté, la précarité, l’incapacité dans laquelle se trouvent les gens de vivre décemment. Des centaines de portraits, de reportages, de témoignages, dans tous les journaux : ici un SDF qui bosse dans le métro, là une mère de famille sans emploi déclaré, ailleurs un étudiant mangeant un sandwich tous les deux jours... La misère ordinaire n’est pas cachée, ce n’est pas un sujet tabou, les journaux l’évoquent sans arrêt dans leurs colonnes. Et d’ailleurs, ces articles soulèvent généralement une levée de boucliers de lecteurs accusant les médias de « sensationnalisme ». On n’est pas à une ambiguïté près. Ces articles de presse ou ces reportages télévisés sont souvent réalisés par des gens très mal payés... ou pas payés du tout. À qui il est interdit d’évoquer leur propre situation.

Il est où, le courage de Florence ? Elle est où, sa vraie démarche de vraie journaliste ? Il est où, son incroyable professionnalisme ? Depuis qu’elle assure la promotion de son bouquin, il n’est même pas question de « parisianisme » (un reproche plusieurs fois formulé dans les commentaires du précédent billet) : il n’est question que de la plus grande hypocrisie.

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Un site internet est consacré à l’expérience de Roselmack à Villers-le-Bel : Harry Roselmack derrière les murs de la cité

L’« immersion » de Harry Roselmack dans les cités était autrement plus honnête et courageuse : il s’est présenté sans se cacher, avec une caméra, expliquant aux habitants (qui sont a priori hostiles aux médias) le but de sa démarche. Il n’a pas avancé masqué, il a fait son boulot sans prétendre avoir fait autre chose. Je n’ai pas d’opinion précise sur ce journaliste, que je ne regarde jamais sur TF1, mais sa démarche, à laquelle je m’étais intéressée, ne m’a absolument pas choquée. Je l’évoque pour la seule raison que j’ai lu de nombreuses interventions comparant le travail de Florence Aubenas à celui de Harry Roselmack : ces gens confondent tout.

J’en ai même lus qui osaient établir un parallèle entre la Causette de Ouistreham et... Daniel Grandclément ! Ce journaliste avait embarqué sur un bateau de passeurs, sans se cacher lui non plus, sans se grimer, pour traverser le golfe d’Aden avec des réfugiés somaliens et éthiopiens (j’avais fait un papier sur son remarquable reportage : Ce que des hommes font subir à d’autres hommes). Daniel Grandclément a échappé de justesse à la mort lors de cette traversée ! Si j’ai reçu une grande et belle leçon de journalisme (que jamais je ne suivrai, je ne suis pas de cette étoffe-là), c’est en regardant son film.

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Daniel Grandclément (photo prise sur Rue89)

Puisque les journalistes parlent de courage, d’honnêteté, de professionnalisme, qu’ils saisissent donc la perche que leur tend Florence (bien malgré elle) : qu’ils présentent son bouquin en disant, clairement, que eux aussi côtoient chaque jour des collègues qui tentent de survivre dans un silence absolu. Le journaliste courageux, intègre et professionnel ne sera pas celui qui, comme Raphaëlle Rérolle (encore elle) dans Le Monde, écrira « jamais on ne verra plus les choses du même œil », mais celui qui regardera les téléspectateurs droit dans les yeux en leur disant : « Cette édition au cours de laquelle j’ai interviewé Florence Aubenas a été réalisée grâce au travail de quatre intermittents, de trois stagiaires non rémunérés et d’une quinzaine de correspondants sans aucun statut professionnel ».

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Vos réactions

 
Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
22 février 2010 23:38, par DB du Jardin

Je me commente moi-même... ;-)

Pour ceux qui visitent rapidement ce site, mais s’intéressent quand même à ce sujet, je reproduis ici un fragment de ma réponse à Martin Dufresne, qui est intervenu dans le précédent article :

À Zineb Dryef et Hubert Artus, pour Rue 89, elle déclare :

« (elle) s’est arrêtée dès qu’on lui a proposé un CDI, POUR NE PRENDRE LE TRAVAIL DE PERSONNE »

(c’est moi qui écris en lettres capitales).

C’est tellement, tellement énorme qu’à la première lecture je n’ai même pas réagi. Je n’ai compris cette phrase, et la déraison qu’elle trahit, que quelques instants plus tard.


Maintenant, je vous rends la parole... si vous souhaitez la prendre.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
23 février 2010 13:56, par Azamael

Saine et belle indignation. Votre colère est salutaire et, chose rare, s’exprime clairement et précisément, sans lyrisme exacerbé ni envolées superflues. Je vous le dis comme je le pense (même si ce n’est pas l’objet de ces messages) : vous avez un beau talent d’écriture - ce n’est pas la première fois que je m’en rends compte - et je m’étonne de votre stagnation professionnelle

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
27 février 2010 01:08, par Cocaval

Merci pour le plaisir que je prend à venir vous lire... Je rejoint Azamael et m’étonne également que votre talent ne soit pas reconnu à sa juste valeur...

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
27 février 2010 23:48, par pascale

Bingo, exactement. Tu le dis mieux que je ne saurais le faire.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
2 mars 2010 12:53, par Monsieur Poireau

La démarche est critiquable mais c’est tout de même signifiant qu’elle fasse autant de bruit dans un monde de journalistes « embarqués ». Refléter le monde, même juste un peu, ça me semble déjà louable ! :-))

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
9 mars 2010 22:22, par vivretpensercommedesporcs

Une chose me gêne : votre titre. Quant au reste je n’ai pas d’opinion, ne connaissant pas « Florence » et n’ayant pas lu son livre. Je n’ai d’ailleurs nullement l’intention de le lire. Parce que la corporation à laquelle elle appartient me fait vomir et que je ne veux rien savoir de plus sur ces sous-merdes qui la caractérisent.

Pour en revenir au titre et à ma gêne : en auriez-vous confectionné un du même style au sujet du livre d’un certain George Orwell (« Dans la dèche à Paris » ou qq chose comme ça) ?

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
10 mars 2010 17:55, par Azamael

@vivretpensercommedesporcs

Juste un détail : le bouquin d’Orwell a été écrit par quelqu’un qui n’avait souvent pas le premier sou pour manger et trouver un toit...et qui n’avait pas de carte gold pour y remédier. Ca devrait éclairer votre point de vue de lecteur.

Pourquoi tant de haine ?
11 mars 2010 09:42, par Loretta

J’ai découvert votre article grâce à Acrimed, mais le ton et les termes de votre article pour stigmatiser l’expérience de F. Aubenas me laissent perplexe car moi j’ai lu le bouquin et celui-ci m’a secouée. J’ai pris conscience de la situation réelle, bien que je lise tous les jours une presse avec une conscience de gauche si ça existe encore, je n’avais pas compris la gravité des choses. Quand je lisais des articles sur telle ou telle expérience de précaire, j’avais toujours l’impression que c’était un cas particulier, quelqu’un qui ne savait pas se débrouiller, car moi aussi j’en ai fait des petits boulots : ménage, usine, etc., en attendant mieux… Quand on est né à l’époque du baby-boom, on peine à imaginer que devenir caissière en grande surface « c’est le dessus du panier », par exemple. Grâce à ce livre, j’ai senti que la désindustrialisation laisse des centaines de gens sur le carreau, alors que quand on entend les chiffres du chômage, + 1000 ou +10000, je suis désolée mais ça reste abstrait, là je vois à quel point on va droit dans le mur, mais que faire ? Si ce livre a un retentissement important, ça fera peut-être prendre conscience à quelques uns qu’il y a urgence à faire quelque chose de concret. En tout cas, je n’ai vu aucun mépris de la journaliste envers les personnes qu’elle a croisées, et je crois que de simples interviews n’auraient pas eu la même répercussion. Pour finir et pour radoter un peu, je ne comprends pas comment on peut faire la critique d’un bouquin sans l’avoir lu.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
11 mars 2010 12:10, par DB du Jardin

vivretpensercommedesporcs -> Je ne comprends pas ce que vous voulez dire... J’espère que la réponse d’Azamael vous satisfera, parce que moi je ne sais pas quoi vous dire.

En revanche, la « corporation » que vous évoquez est constituée de milliers de gens qui tentent de bien faire leur travail, et de quelques dizaines qui sont à côté de la plaque. Comme dans toutes les professions. Et j’affirme avec force que jamais je n’ai voulu dire que Florence Aubenas est une « sous-merde ». Je critique sa méthode, je suis révoltée par certains de ses propos, la médiatisation autour de son bouquin m’a mise en colère, mais ne comptez pas sur moi pour cracher dans la soupe ni traîner dans la boue cette profession qui vous informe, tous les jours, à chaque instant, même si parfois elle s’y prend (très) mal. Ma réaction est « corporatiste » ? Tant mieux !


Loretta -> Merci pour votre participation, qui est très intéressante. Votre titre m’a fait peur... Il n’y a pas de haine dans mes deux billets. Je pousse un bon coup de gueule, cela ne signifie pas que je hais Florence Aubenas ! Je suis juste pas d’accord. D’ailleurs, la haine est un sentiment qui m’est étranger. Il y a de rares personnes que je n’aime vraiment pas du tout, que je ne peux pas encadrer ou à qui j’en veux énormément, mais même pas au point de les haïr.

Bref. Vous expliquez très bien ce que vous ressentez face à la presse évoquant des sujets de société qui ne vous « parlent » pas... C’est pourquoi votre intervention est utile. Pour moi (mais je ne suis que moi), les chiffres du chômage, les statistiques sur le nombre de Français vivant avec moins que le Smic, les articles sur les travailleurs pauvres, tout cela me semblait parfaitement explicite. Peut-être parce que j’ai passé mon enfance dans une ville sinistrée après la perte de son industrie (Saint-Étienne lors de la fermeture de Manufrance et des puits de mine), même si je n’étais pas moi-même concernée, ou parce que ma grand-mère a été fauchée par le chômage technique lors de la crise des années soixante-dix. Vous montrez que les multiples reportages et/ou témoignages dans les médias sur ces thèmes n’évoquent pas la même réalité pour tous les lecteurs ou auditeurs.

Mais, pour radoter à mon tour, je répète encore une fois que je n’ai pas fait la critique du livre d’Aubenas ! Nous sommes ici dans la rubrique « Les coulisses du journalisme », pas dans « Livres et littérature ». Je parle du journalisme. Que le bouquin soit « bien » ou non, ce n’est pas ce qui m’intéresse (forcément, puisque... je ne l’ai pas lu). Qu’il se vende ou non, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est le fait qu’une Française affirme sans trembler qu’en côtoyant pendant quelques mois un peuple inconnu, elle a eu le sentiment de vivre dans un autre monde, et que pour aller sur cette planète-là elle a usé de subterfuges inadaptés et disproportionnés.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
26 mars 2010 14:05, par vivretpensercommedesporcs

@Azamael :

Non, lisez la bio de Crick sur Orwell, vs vs apercevrez que, tout comme « Florence », GO recourait aussi à la « carte gold » de l’époque

@Dominique Bardel :

Vous écrivez : « cette profession qui vous informe, tous les jours, à chaque instant »

Je me permets de rectifier ce qui doit être une coquille, il faut lire :

« cette profession qui vous désinforme, tous les jours, à chaque instant »

Ne me remerciez pas, je suis correcteur de profession.

Quant au reste je me contenterai d’inverser la proportion : si quelques uns (rares) de cette « profession » font bien leur travail, l’écrasante majorité est (dé)composée de larbins arrivistes au service d’une classe. Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre...

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
26 mars 2010 18:44

@vivreetpenser commedes porcs Je n’ai pas eu besoin de lire la bio de Crick (que je ne connaissais pas avant votre intervention) pour savoir qu’en 1929, Blair (Orwell) était complètement fauché et qu’il s’est engagé comme plongeur dans un palace parisien pour gagner quelques sous pour survivre. Effectivement, son expérience londonienne (partager la vie des trimardeurs) était volontaire. En tout cas, cela ne ressemble que de très loin à l’expérience marie-chantalesque de notre sémillante Florence. Pour le reste de votre intervention, je perçois une certaine acrimonie, déguisée en humour, à l’égard de la corporation journalistique. Elle est de surcroit, insultante à l’égard de Dominique Bardel dont je devine déjà qu’elle ne vous répondra pas sur le mode méprisant que vous avez adopté. Non, je ne partage pas votre avis. Et je sais aussi de quoi je parle. Quelques moutons noirs ne suffisent pas à discréditer l’ensemble d’une profession. Pas plus qu’un correcteur aigri ne peut représenter l’ensemble d’une corporation.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
26 mars 2010 18:49

@DB du Jardin

Je sais, je me mêle de ce qui ne me regarde pas (plus). Vous êtes bien assez grande pour vous défendre toute seule (pardon, tu est bien assez...j’ai du mal avec le tutoiement).Mais je n’ai pas pu m’empêcher. C’est parti tout seul.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
26 mars 2010 18:54, par Azamael

J’ignore pourquoi, mais mon pseudo ne s’affiche pas lors de mes deux précédentes interventions. Je n’avais pas l’intention de rester anonyme. Je signe donc Azamael.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
31 mars 2010 01:22, par vivretpensercommedesporcs

Sélection de quelques propos adressés à de la journaille :

« Votre sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier »

« je te parle de médias et de ton métier pourri »

« c’est vous qui êtes agressif et vous vous en rendez m^me pas compte tellement votre tête est pourrie »

« vs êtes tous les mêmes (...) à mouliner du papier qui se vend »

Encore un correcteur aigri sûrement... Voyez vous-même

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
31 mars 2010 01:45, par DB du Jardin

Bon. On arrête de tout mélanger sinon je me fâche !

Vivreetpenseretc, tu fais référence à Mélenchon qui répond à un élève de Science Po, lequel l’interroge sur la réouverture des maisons closes. Le gamin se croit très malin, petit coq orgueilleux qui a encore tout à apprendre sur l’insolence, il se fait rembarrer par un vieil ours dont la principale qualité n’est pas la diplomatie. Je ne vois pas très bien le rapport avec ce qui nous occupe ici...

Et une fois encore, un exemple particulier (ici, un minuscule incident relayé par le Petit Journal de Yann Barthès) ne suffit pas à étayer une théorie sur tout une corporation.

Ce serait dommage de verser dans le fameux refrain « tous pourris »... Les journaux ont plein de défauts, les journalistes aussi, les personnalités politiques également. Même moi j’en ai, des défauts, c’est dire. Mais il serait trop facile (et complètement stérile) de conclure qu’il faut tous les tuer. S’attarder un moment sur une dérive, pour réfléchir à la question, voire pour piquer une bonne vieille rogne comme je l’ai fait, ce n’est pas la même chose que vider son fiel sur toute une profession !

Et puis en même temps, le « papier qui se vend », il se vend parce qu’il y a des gens pour l’acheter. Et il permet de payer les salaires à la fin du mois, accessoirement, des journalistes qui entre deux corvées de recopiage de dépêches AFP peuvent ainsi traiter de jolis sujets... qui ne se vendent pas et ne nourrissent pas leurs auteurs.

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
1er avril 2010 00:50, par vivretpensercommedesporcs

DBetc, à quoi sert d’« expliquer » de manière redondante ce à quoi je fais référence puisque je l’ai mis en lien ?!!! A citer l’autre de canal+ ?

Mais rassure-toi je m’en vais. Et pas d’inquiétude : il ne s’agit pas de « tous les tuer », les regarder pourrir suffira...

Comment survivre à Ouistreham en dégainant sa carte bleue (gold) pour faire semblant d’être pauvre
1er avril 2010 01:13, par Azamael

@ vivreetpenseretc.

Mais non, restez. On s’instruit à vous lire. On y apprend comment généraliser à partir d’un cas isolé et vous illustrez parfaitement le propos de Girard sur le bouc émissaire. Votre pseudo est déjà tout un programme. J’aimerais savoir deux choses : de quelle(s) expérience(s) extrayez vous tout ce fiel ? Dans quel journal (ou chez quel éditeur) êtes-vous correcteur ?

 

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