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Oh la la, la campagne n’est plus ce qu’elle était. Figurez-vous que Les Braqueurs ont sévi dans mon village, j’ai passé une nuit je vous dis que ça, c’est bien simple demain matin faut que je parte bosser — à l’heure, si possible — et je sais pas trop si je vais entendre le réveil. Ça va être chaud.
Alors Les Braqueurs. Ils étaient déjà là pour la fête de la musique. Tiens, on va en causer, de la fête de la musique. À dache, sur le stade, loin du cœur du village, et de son bistrot. Alors je voulais pas le dire, mais tant pis, je le dis quand même : une fête de la musique, c’est pas loin de tout, entre une usine et un préfa-vestiaire. Une fête de la musique, c’est là où sont les gens, c’est la musique qui vient à nous, et où tout le monde se retrouve. Donc voilà, à Dieupentale, j’ai trouvé ça complètement raté, j’y suis allée faire un tour, j’y suis restée cinq minutes et je suis rentrée chez moi.
Mais ce soir c’est la vogue à Dieupentale. La vogue ? Ceusses qui sont pas Stéphanois vont se demander ce que je leur invente là. Les autres (et ceux qui fréquentent le Jardin depuis longtemps) connaissent. Je vous en reparlerai bientôt. Pour l’instant, on va juste braquer (ha, ha) les projecteurs sur les responsables de ma nuit presque blanche et de mon probable retard au taf demain (tout à l’heure, en fait, j’avais pas vu l’heure).
Les Braqueurs.

J’ai fini par les trouver sur le ouaibe, je suis une journaliste d’investigation, ne l’oublions pas. Donc je les ai trouvés, ce fut difficile, mais voilà, on ne met pas si facilement en échec une professionnelle comme moi. Donc du coup je peux vous dire à peu près de qui il s’agit. Et vous pouvez écouter quelques-uns de leurs enregistrements, pour vous faire une idée. Y’a qu’à cliquer sur le lien en haut de la page. Je vous préviens quand même : en vrai, c’est mieux.
Un quatuor de Verdun-sur-Garonne, riante bourgade nichée dans son écrin de verdure et lovée dans un méandre langoureux du fleuve qui, que... je m’égare. Un petit groupe bien agréable, ma foi, même pour moi qui écoute des trucs de vieux... du rock, quoi. S’ils interprètent pas mal de reprises, ils ont aussi un joli bouquet de compositions fort bien écrites : bons textes, bonne musique, un chanteur qui a un joli brin de voix et qui occupe bien la scène, que demander de plus ?
Tant qu’à rester éveillée jusqu’à point d’heure, autant que ce soit pour écouter quelque chose de bien.
Et ce soir, ils étaient en plein milieu du village, devant le bistrot, juste au bon endroit... là où on a tout sous la main pour faire une vraie fête de la musique. Résultat : une bonne ambiance, des gens qui sont venus en foule et qui sont toujours massés devant le podium, pendant que je vous écris... en écoutant la musique par la fenêtre.
Ça fait du bien.
Je vous ai même pris quelques photos, que vous puissiez vous rendre compte.
Alors si vous venez vous balader entre Toulouse et Montauban, surveillez les affiches, et allez écouter et voir ces quatre musiciens, vous passerez un bon moment.






Ah, c’est bien ce que j’avais lu chez Balmeyer, tu es (presque) toulousaine ! ![]()
Monsieur Poireau : En fait, je suis de Toulouse à la sauce Saint-Étienne, sur fond de Vélizy recette Vierzon (variante Aurillac, assaisonnement Montauban dans une assiette de Saint-Malo). Bref, je suis un truc assez indéfinissable... j’espère juste que ce n’est pas trop indigeste !
Pour tous ceux qui se meurent d’angoisse en se demandant si je suis arrivée à l’heure au boulot : j’étais à 8 heures moins 10 à Toulouse, parfaitement opérationnelle, l’œil vif et la peau fraîche. ![]()
Bien cette petite présentation des Braqueurs, je me suis permis de faire un petit lien depuis Dieupentale.com, ça dérange pas ?
Il doit être ravi de la dénomination le « lapin en sucre rose » (smiley qui pouffe).
Et moi frustrée de ne pas voir son visage d’ange.
UMA
Jean-Michel —> Nan, ça dérange pas ! ![]()
Uma —> Attention, tu viens de commettre un impair qui sera très dur à rattraper. J’aimerais pas être à ta place, je peux te le dire...
La dénomination exacte et complète de l’engin est : petit lapin BLEU (et surtout pas rose, malheureuse !) des Alpes en sucre.
DB_témoin_impuissante_d’un_incident_diplomatique_majeur ![]()
J’assume, j’assume. Un lapin en sucre, c’est ROSE !
Fred >>> Hum ?
UMA
Une foule de bonnes nouvelles qui me fichent le cafard...
Les bonnes nouvelles, ce sont les réussites successives des Braqueurs à différents tremplins régionaux. Ils ont accédé à la finale du tremplin Emergenza (tremplin européen avec des sélections locales, puis régionales, puis nationales, ouvert aux artistes de musiques actuelles), et ils viennent de remporter la finale toulousaine du RTL2 Pop rock Tour. Ils sauront très prochainement s’ils sont retenus pour la finale nationale qui se déroulera à Clermont.
C’est qu’ici, à Toulouse, la concurrence est rude : la population est jeune, les musiciens sont très nombreux, et beaucoup sont excellents. Les Braqueurs, c’est un groupe encore tout jeune, et qui cependant se fait déjà remarquer.
Je vais les écouter lorsqu’ils donnent des concerts près de chez moi. Je n’ai pas attendu les résultats des compétitions pour estimer qu’ils étaient bons. Et le rock, quand même, c’est pas vraiment mon rayon. Mais la musique, c’est de la musique. Baroque ou ultra-expérimentale, si elle est bonne, si les artistes sont sérieux, s’ils respectent les auditeurs/spectateurs, ça s’entend.
Et alors ? Pourquoi ça me fout le cafard ? Parce que je serais tellement plus utile si j’étais toujours journaliste culturelle, au lieu de passer mon temps à faire gonfler les stats du site d’un journal avec des faits divers bien vendus. Un journal qui ne me considère même pas comme une journaliste. Avant, bien avant, dans un autre siècle, j’avais entendu parfois, dans des auditions de conservatoires, dans des petits concerts rassemblant vingt spectateurs, dans des théâtres minuscules, des gens que j’avais aimés et que j’avais défendus, avec les moyens qui étaient les miens, et je crois que je les avais un peu aidés en écrivant des papiers sur eux. Et que j’avais permis à quelques lecteurs d’alors de découvrir des inconnus qui, pour certains, sont aujourd’hui des musiciens unanimement reconnus.
Je suis vraiment heureuse de voir les Braqueurs gagner leurs galons de très bons artistes. Je suis fière d’avoir vu (ou plutôt entendu) juste, encore une fois. Camille Marre, le chanteur, est également compositeur et auteur, et je suis convaincue qu’il n’est qu’au début de son chemin. Ce n’est encore qu’un minot, mais il a de vraies belles qualités. Mais je suis vraiment triste de ne plus servir à rien, à personne.
Vendredi dernier 26 juin a eu lieu la kermesse de l’école à Dieupentale. Au cours du spectacle, les enfants ont interprété quelques titres des braqueurs.
Lors de la dernière fête de la musique (21 juin), j’ai assisté à Caussade à un concert du groupe A Loulia (voir http://www.myspace.com/aloulia ). A écouter. Etant peu mélomane, j’ai surtout apprécié les textes.
Frédéric
c’est un bonheur de lire vos texte même si parfois vous un peu dure avec vos sujets. A BIENTOTO et continuer, nous sommes à Dieupentale le 18 @+
Luigi a écrit :
même si parfois vous êtes un peu dure avec vos sujets
Comment ça j’suis dure ? Moi ? Oh ! ![]()
Mais non... Je suis simplement exigeante. Si trois retraités montent un spectacle chanté pour l’amicale du joyeux gardon, je ne vais pas leur reprocher toutes leurs fausses notes et tous leurs couacs. Si quatre bons musiciens donnent un vrai concert, je vais aller chercher le p’tit truc qui cloche... s’il y en a un.
Et là y’en a un énorme : un bassiste des Braqueurs sans chapeau top délire, c’est inacceptable. J’ai dit !
DB_qui_a_eu_la_dent_bien_plus_dure_jadis... ![]()
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