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Publié le lundi 2 février 1998 dans la rubrique :

Musique

Musique contemporaine

Airs du temps

Clusters, cellules et compagnie

Le Conservatoire de Saint-Étienne était très fâché avec le journal local : les concerts organisés par ce qui était encore une école de musique ne donnaient lieu, dans le meilleur des cas, qu’à une photo légendée. Il fallait que ça change. Lorsque je suis allée, pour la première fois, voir le responsable de la communication du conservatoire, l’ambiance était très tendue. Après la parution de cet article, nous sommes devenus inséparables.

Pendant dix jours, le conservatoire Massenet et l’association Saint-Étienne en musique ont fait résonner la musique contemporaine dans différents lieux de la ville. Après le dernier concert, donné vendredi à Marcoux, vient l’heure du bilan, plutôt positif.

Il fallait l’oser : programmer, à l’intention d’un public dépassant le cercle des « initiés », une « Rencontre avec la musique contemporaine » relevait du défi. Souvent jugée difficile, sinon insupportable, la création musicale du XXe siècle reste méconnue du public. Du 19 au 30 janvier, dix manifestations ont permis de découvrir la diversité que cache l’appellation unique « musique contemporaine ». Pari gagné pour les organisateurs, puisque les auditeurs ont été aussi nombreux que lors de programmations plus traditionnelles.

Des œuvres post-romantiques du début du siècle, aux expériences acoustiques les plus récentes, on a pu entendre des œuvres composées à plus de 80 ans d’intervalle, de Debussy à Dutilleux.

Émotions sonores

La programmation de cette « Rencontre » visait justement à présenter tous les aspects de la musique contemporaine. Alors que le concert donné au théâtre de Poche, puis à Marcoux, par l’ensemble Temp’ora présentait des œuvres « faciles » pour un public néophyte, qui s’est ainsi laissé apprivoiser et a rompu avec quelques a priori négatifs, deux autres soirées étaient consacrées à des compositions beaucoup plus ardues... et peut-être « hermétiques ».

En effet, la prestation de l’Ensemble orchestral contemporain, sous la direction de Daniel Kawka, au musée d’Art moderne, n’avait attiré qu’un public averti, en dépit de la participation d’enfants dont les parents emplissaient avantageusement les gradins. Difficile aussi, le concert pour deux pianos joué au Conservatoire, avec la remarquable interprétation de Rolland Meiller et Éric Beaufocher, qui présentaient les créations de compositeurs présents dans la salle : Denys Vinzant (dont les très esthétiques partitions avaient été exposées à la bibliothèque municipale de Saint-Étienne), Yann Orlarey, Jean-François Estager, James Giroudon. De dissonnances en bruits sur bande magnétique, le public était partagé entre le ravissement... et la révolte. En tout cas, l’émotion était partagée.

N’est-ce pas là le rôle essentiel de la musique ? Émouvoir, toucher la sensibilité de l’auditeur, le séduire ou le choquer, lui donner un air à entendre... C’est l’air du temps.

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